#14 – Des chrysalides et des paumé·es

Avec Our Millennials Today, on part à la rencontre d’étudiant·es et jeunes diplômé·es qui se sont jeté·es dans le grand bain du travail. On parle aussi éducation et orientation scolaire dans les Grandes Écoles. Athlète confirmé·e ou newbie en brassard, bienvenue 🎣


🐟 Avant le plongeon

« Less is more » Chillunmax, maître yoga des irréductibles gaulois·es

Coucou, j’espère que tu profites du retour des beaux jours pour perfectionner ta nage papillon en eaux libres, les plages vont bientôt se remplir.

Avant de commencer, let me tell you how j’ai fini en PLS ce mois de mai dernier. Quand j’imaginais le lancement de la série documentaire, de la nouvelle saison du podcasts et la première publication du mag À l’eau, j’étais tout feu tout flamme. Oui mais voilà. Au début, j’ai cravaché comme une dingue pour fournir machinalement les 15h de travail du temps où je cumulais temps-plein et production de contenu tout en voulant « me diversifier ». Résultat des courses, j’étais fatiguée h24 « sans comprendre pourquoi » et beaucoup moins productive. Au lieu de ralentir, je me suis dit que le souci venait peut-être de ma méthode de travail, alors j’ai continué à tirer sur la corde. Jusqu’à ce que le chill me rappelle dans ses troupes par la force de la PLS. Cela m’a donc forcée dans un deuxième temps à me poser, à « breaker » – sans danser. 

Ce break n’était pas celui au soleil dont mon feed instagram regorge en ce moment (cœur sur vous cependant les holiday guys and gurls) ; mais un simple retour au vert, au slow. Loin de la ville, du bruit et des sollicitations extérieures. J’y ai redécouvert que faire moins était parfois tout aussi ambitieux que de vouloir voleter tout azimuts. Alors depuis, je suis sortie de la piscine pour plonger dans les eaux vives de la Manche bretonne. Je crée, j’explore et je fais le tri. Je me demande un peu qui du syndrome de la cabane, mon amour de la solitude ou la reprise de la fast life qui m’a laissée sur le bord de la route ? Quoiqu’il en soit, ce reboot m’a permis de reprendre les séances de nage en toute quiétude. Et finalement, il m’aura aussi laissé le temps de reprendre les enregistrements en douceur et continuer de monter les vidéos sur la chaîne Our Millennials Today (les prochains témoignages arrivent bientôt, en attendant vous pouvez regarder Anne & écouter son épisode où l’on parle céramique et reconversion en sortie d’études 🐋).

Tout ce bla-bla pour te dire : prends des pauses, c’est essentiel. 

Maintenant, leeeet’s go ! Je t’écris depuis mon fief breton où la chaleur arrive toujours avec un peu de retard – où, pourtant, les coups de soleil, eux, sont toujours au rendez-vous. Mais qu’à cela ne tienne, un (bon) vélo, un ordi & un bon maillot suffisent pour que les affaires reprennentBrace yourself et prends une bonne bouée car on part sur une séance d’entrainement plutôt longue. J’espère juste que mes poumons tiendront l’aller-retour pour la reprise.

Le sujet du jour est : le multipotentialisme. Cette édition vient en complément de ma rencontre avec Isis Latorre des Nouveaux Travailleurs, spécialiste en accompagnement des multipotentiel·les qu’elle surnomme « papillons ».

Fasten your seatbelt we’re about to take off 🏊‍♀️

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🦀 Multi-quoi ?

« Des fois j’ai l’impression qu’on se définit comme multipotentiel·le, zèbre ou hypersensible quand on est perdu·e. Un peu comme si on avait besoin de rentrer dans une case pour se rassurer. C’est un peu facile » not me

Cette phrase ne vient pas de moi – j’ai changé mon brassard de côté –, pourtant j’aurais pu la prononcer il y a peu. Avant de me pencher plus en profondeur sur le sujet, j’avais une vision très négative de ce terme teinté – pour moi – de bullshit : « multipotentialisme ». Si long et peu pratique à prononcer, comme si le domaine la startup nation avait décidé de de remplacer la désignation « mouton à cinq pattes » par l’équivalent RH du terme anticonstitutionnel… 

Être atypique c’est être multipotentiel·le ?

T’es plutôt jambon-beurre ou salade tomate oignon ?

Les questions de multiplicité, d’arborescence de la pensée et modes de travail sont d’autant plus prégnantes que l’humanité traverse sa 4ème révolution industrielle : celle numérique. L’automatisation de certaines tâches et le renouvellement des moyens de productions relance le fameux débat de « mais qu’est-ce qui fait l’unicité de l’homme ? » La curiosité ? La résilience ? Les memes ? 

Dès 1987, l’acronyme VUCA – et non pas yuka – a vu le jour pour désigner les quatre piliers de notre ère : Volatility, Uncertainity, Complexity, Ambiguity. En bref, cela veut dire que nous vivons dans un monde aux contours flous qui demande que nous changions notre approche, soit que nous devenions plus adaptables. Comme nous ne pouvons prévoir avec certitude l’avenir, le meilleur moyen (d’essayer) d’y faire face est d’apprendre à suivre le flow – et pourquoi pas l’anticiper si nous sommes vraiment fort·es. Quoiqu’il en soit, notre plus bel atout dans ce cas devient notre capacité à apprendre en continu, créer et donc à être polyvalent·e. Ceci nous opposerait donc schématiquement aux robots / IA qui auraient pour vocation de remplacer l’homme sur les tâches les plus répétitives. Le monde du travail a d’ailleurs tellement évolué que notre génération a intégré la statistique disant que « 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore » et que nous exercerons en moyenne 13 jobs dans notre vie – si ce n’est pas de la multiplicité. 

Fun fact : Les entreprises – surtout les startups early stage – tirent souvent leur aiguille de l’oursin grâce aux profils multi. Leur polyvalence permet d’avancer rapidement sur des sujets transverses. Ce n’est que plus tard, en phase de structuration, que le recrutement sera plus « mono » – et souvent plus senior.


C’est ainsi que sont nées les flex-annonce voyez plutôt (si vous cherchez bien, cette annonce est encore sur les sites de recrutement and it is not a joke)
Jeune structure en pleine croissance cherche talent polyvalent·e. Si tu es compétent·e, teamplayer et rigoureux·se, tu sauras te faire une place dans notre équipe de choc sans souci ! Dans le cadre de sa mission tu pourras : 💻 prendre en charge la gestion de nos réseaux sociaux, 🖱le suivi des commandes client·es, 📞 le démarchage - occasionnellement - ainsi que 🍻 l'organisation de notre annual team retreat. En bref, on espère trouver notre mouton à cinq pattes 🤪  Te reconnais-tu dans cette description ? On attend ta candidature avec impatience à fabieng.ne@flex.com

L’équation polyvalence + aptitude à se passionner pour divers sujets + capacité d’apprentissage rapide… cela donne un profil multi(potentiel ou non) ! Comme un bon jus de fruits, les fiches de postes aujourd’hui cumulent souvent les rôles dans cette optique de diversité. Ainsi on évite un trop grand turnover si l’activité évolue rapidement, permettant également aux profils plus « volages » de se fidéliser grâce à la possibilité de se former en continu – et éviter le bore-out. 

Ce qui m’interroge dans le fait de plébisciter des profils aussi divers est :

  1. Allons-nous arriver sur des fiches de postes exclusivement polyvalentes au risque de demander aux collaborateur·rices de faire le grand écart dans leurs missions (et mettre mal à l’aise certains profils plus réticents au changement) ?
  2. Comment l’éducation va-t-elle prendre le pli de ce nouveau marché du travail pour former des personnes plus adaptables, aptes à apprendre tout au long de leur vie ? Car pour le moment, l’école ne propose que peu d’alternatives à la spécialisation (cf. notre besoin de choisir une filière bien définie dès le lycée). Selon Idriss Aberkane, nous naîtrions tous·tes « multi » avant de perdre cette caractéristique et/ou curiosité au cours de notre vie. Emily Wapnick le souligne également dans son TEDx :« Lorsqu’on vous demande ce que vous voudriez être, vous ne pouvez pas répondre par 20 choses différentes, bien que les adultes bien intentionnés riront et diront : « Oh, c’est mignon, mais tu ne peux pas être un luthier et un psychologue. Tu dois choisir. » Emily Wapnick Il nous reste un long chemin à faire
  3. Comment mettre en avant les différentes manières de vivre la multiplicité dans une carrière ? (slasher, entreprendre, intra-prendre, salariat & side-project, changer régulièrement d’activité… toutes les formules sont possibles)

Mais alors, ça veut dire quoi multipotentiel·le ?

Fun fact, le terme multipotentiel est relativement jeune. Il a apparaît pour la première fois dans livre Recognizing and assisting multipotential youth de Ronald H. Frederickson et John Watson Murray Rothney publié en 1972.

Selon eux, une personne multipotentielle est quelqu’un qui « lorsqu’il est dans un milieu approprié, permet de sélectionner et de développer un certain nombre de compétences à un niveau élevé.» » merci Wikipédia

Depuis, la définition a beaucoup évoluée. Celle la plus récente vient d’Emily Wapnick qui l’a remise au goût du jour dans son TEDx intitulé « Why some of us don’t have a true calling? ». Il désigne toute personne dont les intérêts et domaines d’expertise sont multiples, ce qui se reflète généralement dans la trajectoire de nage. 

« Un·e multipotentialiste est quelqu’un avec de nombreux intérêts et objectifs créatifs. C’est un peu dur à dire. Ça aidera peut-être si vous le séparez en trois morceaux : multi, potentiel et iste. Vous pouvez utilisez un autre terme qui connote la même idée, comme polymathe, la personne de la Renaissance. En fait, durant la Renaissance, l’idéal était d’être bien instruit dans de multiples disciplines. Barbara Sher nous appelait les « scanneurs ». Utilisez le terme que vous voulez, ou inventez le vôtre. Je dois dire que je trouve approprié que, en tant que communauté, on n’arrive pas à se mettre d’accord sur une même identité » Emily Wapnick

(Tu l’auras donc compris, le multipotentialisme, c’est le zbeul. Et comme partout, plus la définition de base est vague, plus la porte est ouverte aux abus, à commencer par la confusion que nous faisons souvent entre douance, hypersensibilité et multipotentialité. )


🦑 Nommer c’est fragmenter – pourquoi avoir eu besoin d’inventer un terme pour cela ?

Attention voici la désormais classique 3ème partie philo de comptoir maritime

« Bien avant de communiquer, le langage sert à vivre » Benveniste

« Nous n’atteignons jamais l’homme séparé du langage et nous ne le voyons jamais l’inventant. […] C’est un homme parlant que nous trouvons dans le monde, un homme parlant à un autre homme, et le langage enseigne la définition même de l’homme » Toujours Benveniste

« C’est [en effet] dans et par la langue qu’individu et société se déterminent mutuellement. L’homme a toujours senti – et les poètes ont souvent chanté – le pouvoir fondateur du langage, qui instaure une réalité imaginaire, anime les choses inertes, fait voir ce qui n’est pas encore, ramène ici ce qui a disparu. La société n’est possible que par la langue ; et par la langue aussi l’individuL’éveil de la conscience chez l’enfant coïncide toujours avec l’apprentissage du langage, qui l’introduit peu à peu comme individu dans la société. […].

La pensée n’est rien autre que ce pouvoir de construire des représentations de choses et d’opérer sur ces représentations. La pensée n’est pas un simple reflet du monde ; elle catégorise la réalité, et en cette fonction organisatrice elle est si étroitement associée au langage qu’on peut être tenté d’identifier pensée et langage à ce point de vue. » still Benveniste still

C’est par la grille du langage que nous interprétons le monde. Chaque civilisation possède sa propre version de ce masque de plongée et lit différemment le réel. Par exemple, bien qu’ils soient tous·tes sous l’océan, les polypes pleurent et Ariel chante (une salle deux ambi… lectures du réel).

Par cet exercice du langage, nous segmentons le réel en mettant en œuvre notre logos (soit la rationalisation du chaos ambiant), soit, exprime sa relation à son environnement. De cette manière, lorsqu’une nouvelle chose apparaît dans notre quotidien, notre premier acte est souvent de le nommer afin de pouvoir s’y référer et de le désigner. D’une certaine manière, cela permet de s’approprier pleinement la chose et cela rassure. Deux exemples : 

  • En français l’on parle de crawl alors qu’en anglais on appelle cette nage « freestyle ». Pourtant l’on parle de la même technique in fine, mais la façon de l’aborder diffère
  • Afin de reconnaître un enfant, les parents se doivent avant tout de le·a nommer pour lui créer une identité propre. Avant cet acte, l’enfant n’est pas encore un individu à part entière

Lorsqu’il ne s’agit pas d’un élément individuel mais d’un genre, on gomme les caractéristiques trop spécifiques pour ne garder que les traits communs (même s’ils sont fins). Remarque que ça peut également fonctionner lorsqu’on détermine un « type » – qui ne s’est jamais demandé « à quoi ressemble / comment se comporte un Jacques ou une Élodie ? »

Selon moi l’apparition du terme multipotentiel·le trouve en partie sa source dans la refonte du rapport de notre génération au travail, à la réussite et plus globalement, à la vie. Comment définir en effet celles et ceux qui, via une résistance moindre au changement, osent désormais affirmer leur intention de ne pas exercer la même activité toute leur vie ? Qui ne se retrouvent plus dans le schéma « classique » métro, boulot, dodo pour lui préférer celui – plus actuel je le reconnais – de boulot, à l’eau, yolo ? Anciennement « mouton à cinq pattes », ces profils en marge des lignes de nage ont été affublés d’une multitude de termes différents. Poisson-zèbre, poisson-arc-en-ciel, polymathe la société a finalement tranché : multipotentiel·le. Terme suffisamment vague pour ne pas avoir à le redéfinir à l’infini et suffisamment spécifique pour désigner un phénomène en vogue. Car, changer de regard sur le travail ne veut pas dire que nous porterons tous·tes le même masque de plongée. Slasher n’est pas pour tous·tes, comme l’entrepreneuriat ou les reconversions à répétition.

Je suis de plus en plus convaincue que la multipotentialité n’est que l’émergence d’un mouvement longtemps sous-jacent mis en valeur grâce au contexte contemporain (car qui d’entre nous n’a pas de multiples envies ? )

Se mettre dans une case permet simplement de se revendiquer comme appartenant à une catégorie en particulier. À une communauté. De justifier ses décisions – pour se déresponsabiliser ? Et surtout de se désigner avant que quelqu’un d’autre ne s’autorise à le faire. Si l’on établit un parallèle avec les luttes actuelles, la dynamique est la même. La dénomination est souvent au centre du combat. Par exemple, pour dénoncer la grossophobie, l’on entend se réapproprier le terme de gros·se. De même pour dénoncer le racisme, l’on emploie le terme de « personne racisée » ; ou, de manière encore plus individuelle, les personnes en rupture avec leur identité – ou en transition – s’emparent de la thématique du nom pour reprendre le contrôle de leur destinée. 

D’une certaine manière, se définir comme multipotentiel·le est une manière de prendre le contrepied de la rhétorique actuelle de « génération non-fidèle au travail » ou encore « de profil atypique ». Le tout sans pousser l’auto-diagnostic trop loin – qui n’a pas en tête la fameuse scène où, en voulant en savoir plus sur son rhume on se découvre un cancer #mercigoogle. 

Bref, une manière de s’enfermer dans une énième case pour éviter qu’on ne nous retire le droit de le faire… À titre personnel je trouve cela dommage d’autant plus que l’on lie souvent cette multiplicité – de compétences et d’activités – comme un moyen de casser les silos présents en entreprise et recréer des ponts entre les pratiques…


👀 So what? aka le « Alors pourquoi t’aimes pas la multipotentialité ? »

« Attention à ne pas mettre tous les œufs d’hippocampes dans le même panier » proverbe non ancien

Tu l’auras senti en me lisant, je suis sceptique. J’ai aimé creuser les notions de multipotentialisme car je n’y connaissais pas grand chose. J’avoue même avoir été conquise par sa définition et la multiplicité (lol) des travaux fournis sur le sujet. En revanche, je reconnais avoir encore plusieurs réserves sur l’approche que l’on peut en avoir et l’utilisation abusive de ce terme. Peut-être est-ce quelque chose qui partira avec le temps une fois que le sujet aura été étudié plus en profondeur.

Dans son interview, Isis nous avoue préférer l’appellation « papillon » à celui de multipotentiel·le. J’aime beaucoup cette image. J’imagine aisément une personne-papillon qui volèterait au gré de ses cycles de vie d’une fleur à une autre. Mais surtout, j’ai en tête le processus menant l’enfant-chrysalide à ce papillon futur. Tissé de fils multiples, centrés sur l’introspection et la connaissance de soi, celui-ci serait tout entier dédié à la réalisation de soi, sublimé par la transformation en papillon. J’avoue qu’une autre partie de moi pense aussi à l’effet papillon. Comme si prendre conscience de la possible multiplicité de nos trajectoires de vie pouvaient déclencher une tempête.

Mais il n’empêche que beaucoup de choses me gênent dans la question du multipotentialisme. 

Tout d’abord, la volonté de mettre des mots sur nos modes de fonctionnements. En voulant se définir, on exclut « les autres » de notre bassin d’une certaine manière. On tire des traits grossiers et l’individu n’a plus qu’a « choisir son camp » avant de commencer l’entrainement. « Spécialiste » ou « Multipotentiel·le ». You wanted Verona, you got RH wars.

Dans un deuxième temps, et comme le dit si bien Isis dans notre rencontre, se désigner comme « multi / potentiel·e » sous-entend deux choses : que l’on est polyvalent·e d’un côté certes, mais que l’on possède une caractéristique en plus. Comme si les autres en étaient dénué·es. Cette notion ressort d’autant plus aujourd’hui que l’on a tendance à lier multipotentialité, douance et hypersensibilité. Hors, être HPI ne rime pas forcément avec ni hypersensibilité – même si les sujets sont souvent liés. S’affubler d’une étiquette n’avance à rien si l’on ne sait pas comment prendre avantage de ses capacités.

Enfin, j’ai l’impression qu’aujourd’hui on utilise le terme comme un fourre-tout pour désigner l’ensemble des profils dits atypiques en entreprise – un peu comme ici –, ce qui me semble fort dommage, pour ne pas dire réducteur. Penser l’intégration de modes de fonctionnements divers est une chose, ne pas tous les mettre dans le même panier en est une autre.

Et toi, que penses-tu du multipotentialisme ?

👉 Une fois n’est pas coutume, voici en bonus mes notes de lecture – en vrac avec mes commentaires – du livre Comment trouver sa place lorsqu’on entre dans aucune case – le guide des multipotentiels dans le monde du travail écrit par Sonia Valente. Vous pouvez aussi écouter l’épisode du podcast TAF où elle parle de son point de vue sur le sujet.


🛠 Quelques ressources avant de se quitter

👉 Quelle différence entre une carrière et une vocation ? Pour en savoir plus à ce sujet, je te conseille d’écouter l’épisode du Podcast des héros avec Angelo Foley de balance ta peur. Ce sujet est abordé à partir de la minute 15

👉 Le livre Comment trouver sa place lorsqu’on ne rentre dans aucune case ? de Sonia Valente, créatrice de Move On Up et experte sur le sujet de la multipotentialité au sein du lab Welcome To The Jungle

👉 L’épisode La dictature du QI du podcast Kmeo avec Idriss Aberkane pour creuser les questions de multipotentialité. L’invité y part du postulat qu’on est/naît tous·tes multipotentiel·les avant de progressivement s’en éloigner

👉 Pas une ressource mais une suggestion de jeu : un petit bac ! Je sais, tu vas me prendre pour une folle mais il y a peu de temps, j’y ai joué avec quelques ami·es en remixant un peu les catégories (c’est là que ça devient fun). On l’a renommé « le petit bac des bobos ». Je te propose en catégories : prénom / destination accessible en slow travel / nom de poste claqué (marche aussi avec le titre Linkedin) / nom de process innovant / nom de restaurant ou bar pour un afterwork. Taggez moi sur instagram si vous le faites SVPPPP, envoyez moi un screenshot de vos parties par email (hello@thewhy.xyz) ou invitez-moi à y jouer (ça marche aussi), je suis curieuse de voir quelles pépites vont être créées 

👉 Le podcast Les Nouveaux Travailleurs ainsi que la newsletter associée pour que tu puisses continuer à creuser les thèmes de l’épanouissement au travail avec Isis

👉 Le quizz « Are you a multipotentialite » d’Emily Wapnick. Saches cependant qu’elle part du postulat que le faire sous-entend que tu l’es #sorrynotsorry pour ce spoiler

👉 Le podcast Douance0 pour entendre des témoignages de personnes HPI

👉 La toolbox de l’orientation qui recense les ressources qu’on utilise pour se chercher


À très vite pour un nouveau plongeon 🐋 

Apolline

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