#12 – Tout lâcher pour partir à vélo

Avec Our Millennials Today, on part à la rencontre d’étudiant·es et jeunes diplômé·es qui se sont jeté·es dans le grand bain du travail. On parle aussi éducation et orientation scolaire dans les Grandes Écoles. Athlète confirmé·e ou newbie en brassard, bienvenue 🎣


🐟 Avant le plongeon

Coucou toi ! Comment ça va ? As-tu trouvé une bouée à ta taille pour chiller au soleil cet été ? De mon côté c’est un peu comme pour les cadeaux de Noël : j’attends le dernier moment (et les rayons vides) pour me motiver.

Je t’écris ce petit billet parce que samedi j’ai assisté à un super évènement. Je voulais te partager en quelques lignes ces instants d’émotion en roue libre. J’espère que ce format te plaira. 

Fasten your seatbelt we’re about to take off 🏊‍♀️

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🦀 Sur la route

Il y a eu du move oui 🎶 (ne me remercie pas, c’est cadeau)

À l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes le 17 avril 2021. Il est tard mais je n’arrive pas à dormir. J’ai la tête dans les nuages et les jambes en feu. Je suis rentrée chez moi il y a quelques heures d’une expédition vélo. 

Ce matin à 11h, 35 vélos ont quitté le point zéro des routes de France pour rouler ensemble vers Pékin. Parmi nous, certain·es s’échappent de la ville pour quelques minutes, d’autres pour quelques heures ; pour les mollets les plus aguerris, on parle même d’une semaine. Pour les deux personnes au centre du groupe, cette journée n’est qu’une fraction du périple commencé. Les visages sont joyeux, l’ambiance est calme et nos roues se suivent. Aux rues de Paris se succèdent le périph’, des constructions industrielles, les berges de Seine ; aux montées, les descentes. Les voitures se font rares, les kilomètres passent. Le peloton s’amincit. Les au revoir s’enchaînent. Je souris, étonnée d’être encore là, à pédaler, à partager ce moment sans penser – encore – au retour1. Eux ne s’en préoccupent pas. Après tout, à quoi bon ? Ils ont un an pour y réfléchir.

Je me demande comment se poursuivra le voyage une fois que mon vélo aura fait demi-tour. Quand arriveront-ils à Fontainebleau ce soir ? Et demain, où seront-ils ? La solitude se fera-t-elle sentir après des semaines à pédaler ou l’excitation de l’aventure restera-t-elle jusqu’au bout ? Et une fois à Pékin, auront-ils envie de repartir ? De pédaler toujours plus loin ?


En rentrant avec H. on s’interroge : « toi tu te vois tout lâcher pour partir ? », « t’irais-où ? », « si tu devais faire un truc de ouf ce serait quoi ? », « qu’est-ce qui te retient ? te fait peur ? » Ces questions, ce sont celles que je pose aux autres d’habitude. Un peu comme ces histoires de départ à l’autre bout du monde en vélo. On a toujours l’impression que ça arrive « aux autres ». Celles et ceux que tu ne connais pas, ou pas vraiment. Ces aventurier·es, tu les rencontres temporairement au travers d’un récit sur écran, d’un podcast. Souvent, ces récits me semblent loin de ma sphère, rendant l’identification impossible. Mais aujourd’hui, ces aventurier·es c’était mes potes. Ça m’a rendue fière. 

Fière de voir leur projet se concrétiser ; de compter des gens en roue libre autour de moi. Fière de voir la liberté traverser les frontières à une époque où l’on se sent bien trop souvent hopeless. Et surtout, heureuse de voir la communauté hétéroclite que nous étions, tous·tes réuni·es pour leur dire « à bientôt et [bonnannée] ».

Si je te raconte cette histoire, ce n’est pas (uniquement) par nostalgie des Skyblogs2. C’est parce qu’une de ces deux personnes, tu la connais. C’est Inès. À l’époque de son intervention Au bord du bassin, elle nous avait parlé paumitude et multipotentialisme. Elle nous avait expliqué comment elle avait su concilier ses diverses passions et son emploi. La checklist pour trouver le job idéal est l’outil qu’elle avait utilisé pour choisir son premier taf (ladite checklist est dispo en page 28 d’À l’eau mag). 

Aujourd’hui, après le CAP pâtisserie, la couture et la data, elle a choisi de cultiver le yolo à vélo. Ou-fi-ssime (j’en perds mes mots). 

Pour l’écouter, c’est par 👉 ici, et pour suivre leur périple c’est par là

(Et si jamais tu décides de faire de même version pédalo please please pleeeeaseenvoie moi un message je viendrai pour ton départ)


👀 So what ?

Inès, comme beaucoup de personnes que je rencontre en ce moment m’apprennent quotidiennement que :

  1. Suivre ses rêves à la portée de tout le monde (sauf si ton rêve est de devenir un cachalot, et encore)
  2. C’est en écoutant / lisant / parlant des histoires des autres que l’on s’inspire pour passer à l’action. Et, chose étonnante, nos héro·ïne·s sont plus proches qu’on ne le pense
  3. Célébrer ses débuts is the shit (même si ça implique de ne pas pouvoir marcher sans souffrir pendant quelques jours)
  4. On est pas obligé·e de tout faire tout de suite, certains projets prennent du temps à mûrir, l’essentiel c’est de se lancer par petits pas

Remember this lorsque l’appel de la roue libre se fait entendre.


🛠 Quelques ressources avant de se quitter

👉 Pour se rassurer sur le processus d’adulting, rdv sur le site d’Usbek & Rica pour lire l’article « Devenir adulte, aujourd’hui, ça prend 10 ans » par Jean Viard

👉 L’édition #34du magazine INfluencia sorti au Q3 2020 : Travail, la bascule ? On y parle quête de sens, réinvention des espaces et des modes de collaboration au taf. De quoi nourrir ta réflexion sur le grand bassin. 

👉 Le Guide des paumé·es de makesense sorti en mars 2021 pour aider toutes les personnes qui questionnent leur rapport au monde d’aujourd’hui à s’engouffrer dans celui de demain

👉 La toolbox de l’orientation qui recense les ressources qu’on utilise pour se chercher


À très vite pour un nouveau plongeon 🐋 

Apolline

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